Méliès magicien du cinéma

Aujourd'hui, ballade à la cinémathèque. Première fois dans ce palais du cinéma, je connaissais l'ancienne version qui était, jadis, proche du Trocadéro. Plantée en bordure du parc de Bercy, le temple parisien du cinéma accueille ses visiteurs dans un joli cadre, les salles sont terribles, ça donne envie de plonger dans l'histoire du ciné et de tenter des toiles qu'a priori on irait pas voir... Bref, j'y allais pour assister à une séance de "ciné-concert" dans le cadre d'une exposition sur Georges Méliès. Le concept est assez simple : un musicien, en l'occurrence un pianiste (Lawrence Lehérisseey), accompagne la projection. Le plus ici c'était la présence d'une bonimenteuse (ça, c'est une dame qui "bonimente" cad qui commente les images et plante le décor) : Madeleine Malthète-Méliès (petite fille de Méliès). Je vous rassure tout de suite, c'est du cinoche muet...
Méliès, je dois avouer que je ne connaissais que vaguement. Pour avoir un topo sur sa vie, son histoire et son oeuvre : wikipedia et ici. En gros, ce qui est frappant dans l'histoire du monsieur, c'est son côté artiste complet et total : magicien (de formation), illusionniste, peintre, dessinateur, photographe, et cinéaste... Il semble qu'il ait été un homme fasciné par le spectacle visuel, il a donné sa vie à son art et consacré la plus grande partie de son existence au cinéma, alors balbutiant...
Georges Méliès Méliès était un artisan, avec le recul on pourrait dire un orfèvre du ciné, il faisait tout de A à Z : écriture, réalisation, prise de vue, son, décors, direction des acteurs, vente des pellicules (souvent aux forains d'ailleurs à l'époque), logistique... bref : tout on vous dit ! C'est d'ailleurs le premier à avoir créer un vrai studio de cinéma (à Montreuil) façon Hollywood dans lequel il avait une multitude de machineries et de structures lui permettant de multiplier les décors.
Mais surtout, Méliès est le papa des effets spéciaux. A propos de son oeuvre on parle de "films à trucs" (utilisant des trucs, comme en magie, de véritables trucages et même des effets spéciaux). Parmi les conférences et débats organisés dans le cadre de l'expo il y avait tout un volet sur cette paternité, Méliès étant considéré comme celui qui a posé les premiers jalons sur le chemin des effets spéciaux, comme LE véritable ancêtre de Georges Lucas ou de Steven Spielberg. Outre l'introduction de la pyrotechnie, Méliès utilisait beaucoup le montage pour jouer avec les apparitions et disparitions de ses personnages. Il avait aussi recours à plein de procédés mécaniques (on imagine, comme au théatre, une véritable usine à gaz derrière les décors...), notamment à des trappes faisant subitement disparaître les acteurs dans le sol... façon magie ! Alors c'est sûr, aujourd'hui ça fait très kitch et désuet... mais bon, on ne peut pas nier le côté précurseur, et puis ce côté désuet est tout de même attachant... En plus d'être un artisan, Méliès avait donc un côté savant fou.
Mais surtout, Méliès est le papa des effets spéciaux. A propos de son oeuvre on parle de "films à trucs" (utilisant des trucs, comme en magie, de véritables trucages et même des effets spéciaux). Parmi les conférences et débats organisés dans le cadre de l'expo il y avait tout un volet sur cette paternité, Méliès étant considéré comme celui qui a posé les premiers jalons sur le chemin des effets spéciaux, comme LE véritable ancêtre de Georges Lucas ou de Steven Spielberg. Outre l'introduction de la pyrotechnie, Méliès utilisait beaucoup le montage pour jouer avec les apparitions et disparitions de ses personnages. Il avait aussi recours à plein de procédés mécaniques (on imagine, comme au théatre, une véritable usine à gaz derrière les décors...), notamment à des trappes faisant subitement disparaître les acteurs dans le sol... façon magie ! Alors c'est sûr, aujourd'hui ça fait très kitch et désuet... mais bon, on ne peut pas nier le côté précurseur, et puis ce côté désuet est tout de même attachant... En plus d'être un artisan, Méliès avait donc un côté savant fou.
Malheureusement il n'a pas sû protéger, commercialiser et rentabiliser son oeuvre, outre de nombreux plagias, il a rapidement été délaissé par le public alors plus séduit par les productions industrielles des Gaumont, Pathé ou Eclair.
Pour revenir à la séance à laquelle j'ai assisté : on nous présentait 21 films (courts métrages) de Méliès. Pour moi, deux sortent du lot : "Les Affiches en goguette" (1906) et "Raid Paris-Monte-Carlo en 2h en automobile"(1905). Le premier est une scène burlesque dans laquelle les personnages d'un mur d'affiches publicitaires prennent vie, s'animent et sortent de l'affiche. Assez précurseur, concept repris une multitude de fois. Il y a un côté charlot avant l'heure dans la réalisation et le jeu des personnages... c'est marrant et potache. Ci dessous l'affiche qui prend vie :

Le second film, en couleur siouplaît ! (les bandes étaient, image par image, peinte par des ouvrières... travail de titan !) raconte un périple automibile de Paris à Montecarlo, le titre dit tout finalement. Pareil, on reste dans le burlesque et dans le style du ciné muet.
Une belle double découverte donc : la cinémathèque ça le fait (ça vaut le détour ! je reviendrai !) et Méliès.
Publicité