Oxmo Puccino - L'Arme de Paix
Oxmo Puccino - L'Arme de Paix
Cinq 7 / Wagram 2009
Cinq 7 / Wagram 2009

Cinquième album d'Oxmo Puccino, sorti il y a quelques mois déjà. Après le merveilleux Lipopette Bar, Oxmo Puccino revient avec un album intéréssant, structuré plus classiquement.
L'album s'ouvre sur le titre "365 jours", un beat accoustique et basique, un riff de guitare et la grosse voix d'Oxmo : simple, épuré et efficace ! Le texte est très bien ficelé, joliement écrit. "Ceux qui disent "le temps c'est de l'argent" sont dans l'erreur, si on met les euros de côté pas les heures..." Ode à la vie et à l'art d'en profiter, c'est pour moi l'un des plus beaux titres du CD, je vous mets le clip ci dessous.
L'album s'ouvre sur le titre "365 jours", un beat accoustique et basique, un riff de guitare et la grosse voix d'Oxmo : simple, épuré et efficace ! Le texte est très bien ficelé, joliement écrit. "Ceux qui disent "le temps c'est de l'argent" sont dans l'erreur, si on met les euros de côté pas les heures..." Ode à la vie et à l'art d'en profiter, c'est pour moi l'un des plus beaux titres du CD, je vous mets le clip ci dessous.
Clip du titre "365 jours" :
Dans le même esprit que 365 jours, le titre "Soleil du Nord" repose sur une recette musicalement simple et efficace. Le texte est beau, bien travaillé... bref on retrouve, comme dans 365 jours, l'Oxmo du Lipopette Bar, orfêvre rappeur de chroniques réfléchies, et, un brin poétique, sur la vie quotidienne.. Le texte de "Soleil du Nord" :
Ici Paris, il est tard,
Le bitume reflète les phares
Au bas du thermostat on bronze à la carte postale
Longtemps pendant mon jeune âge
Je pensais que l’usine faisait les nuages
L’eau potable est-elle cancéreuse ?
Les nuits d’hôpital deviendraient coûteuses
Ils disent qu’en ville on aime pas parler,
Qu’ils viennent vivre à mille au mètre carré
Chacun son cube, y vieillir
Dans les tentacules de la solitude
Soleil du nord, soleil du nord,
Soleil du nord,
Quand au deuxième semestre
Le mauvais temps insiste
Et le clown se défenestre
Encore un jour sans ombre
Quand l’astre est à son zénith
Ma ville un tissu cousue de périphériques
Le printemps nous transforme en sauvage,
Au premier rayon on plonge sans plage
On attend l’été pour s’entasser chez les autres,
Ces gens du sud à l’accent chaud,
On ne partage pas les mêmes horizons,
Pour vivre les vôtres nous cotisons.
Je voudrais vous y voir à courir les bidonvilles
Rêvant de tours d’ivoires où élever ta fille
Soleil du nord, soleil du nord
Famille nombreuse avec un seul salaire
C’est voir la mère à vingt ans, 19 étés de galère
L’hiver dure trois saisons,
40 ans de crédit la belle maison
Chaque semaine grossit le jackpot
Les temps durcissent
Les copains n’ont plus de clopes,
Coincés dans d’horribles jeans
Entre l’avenir et nos origines
Au fond ça va dans l’hexagone,
On cherche les ficelles tire sur la corde
On se passe de conseils.
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil…
Le bitume reflète les phares
Au bas du thermostat on bronze à la carte postale
Longtemps pendant mon jeune âge
Je pensais que l’usine faisait les nuages
L’eau potable est-elle cancéreuse ?
Les nuits d’hôpital deviendraient coûteuses
Ils disent qu’en ville on aime pas parler,
Qu’ils viennent vivre à mille au mètre carré
Chacun son cube, y vieillir
Dans les tentacules de la solitude
Soleil du nord, soleil du nord,
Soleil du nord,
Quand au deuxième semestre
Le mauvais temps insiste
Et le clown se défenestre
Encore un jour sans ombre
Quand l’astre est à son zénith
Ma ville un tissu cousue de périphériques
Le printemps nous transforme en sauvage,
Au premier rayon on plonge sans plage
On attend l’été pour s’entasser chez les autres,
Ces gens du sud à l’accent chaud,
On ne partage pas les mêmes horizons,
Pour vivre les vôtres nous cotisons.
Je voudrais vous y voir à courir les bidonvilles
Rêvant de tours d’ivoires où élever ta fille
Soleil du nord, soleil du nord
Famille nombreuse avec un seul salaire
C’est voir la mère à vingt ans, 19 étés de galère
L’hiver dure trois saisons,
40 ans de crédit la belle maison
Chaque semaine grossit le jackpot
Les temps durcissent
Les copains n’ont plus de clopes,
Coincés dans d’horribles jeans
Entre l’avenir et nos origines
Au fond ça va dans l’hexagone,
On cherche les ficelles tire sur la corde
On se passe de conseils.
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil…
A noter également sur L'Arme de Paix des featuring originaux, notamment Sly Johnson (Saïan powa!) en mode "chanteur" (qui ne rappe donc pas), Olivia Ruiz (sur le titre "Sur la route d'Amsterdam") ou encore Ben et K'naan. Je vous laisse donc le découvrir, c'est une belle production qui mérite le coup d'oreille !
Oxmo invité chez Ruquier (25 avril 2009) :
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